
Le principe de l’anneau gastrique consiste à réduire la capacité de l’estomac et ralentir le passage des aliments dans le reste du tube digestif. Ce mécanisme a pour conséquence de provoquer une satiété plus rapide.
Le principe de l’anneau gastrique consiste à réduire la capacité de l’estomac et ralentir le passage des aliments dans le reste du tube digestif. Ce mécanisme a pour conséquence de provoquer une satiété plus rapide.
Hospitalisation
L’absorption d’un liquide sucré (jus de pomme) est autorisée jusqu’à deux heures avant l’intervention.
Soins préopératoires
Elle est réalisée sous anesthésie générale et par voie laparoscopique, c’est-à-dire avec 4 à 5 petits orifices. À l’issue de l’intervention, le patient reste en salle de réveil jusqu’à récupération complète, en général pendant environ 1 heure.
Le patient est remonté en service de chirurgie ambulatoire où la surveillance est poursuivie. Il est autorisé à se lever dès que possible et peut boire ; une collation liquide lui est servie. La douleur est en règle minime après cette intervention et est parfaitement contrôlée par des antalgiques simples. Le nutritionniste vient rendre visite pour donner les derniers éléments et rappeler les consignes de réalimentation.
Enfin, le chirurgien revoit son patient avant le départ et donne le feu vert pour la sortie. Après ce contrôle, le patient peut quitter la clinique sous réserve d’être accompagné et de ne pas être seul la nuit qui suit la chirurgie. Dans le cas contraire ou si événement imprévu empêche la sortie, le patient est placé en lit d’hospitalisation pour la nuit, et sort le lendemain si son état le permet.
Avant le départ, le patient a comme prescription :
Il est fortement recommandé d’avoir un suivi après ce type d’intervention. Il s’agit d’un engagement moral entre le patient et l’équipe. Le patient garde bien sûr le choix de changer d’équipe pour son suivi. Le patient reste le maître de son amaigrissement, mais est guidé dans sa démarche par l’équipe médicale.
Voir quelle alimentation est préconisée après la chirurgie (cliquez sur le lien suivant). L’objectif est de s’approcher du poids idéal en gardant un équilibre alimentaire et une vie sociale. L’anneau n’est pas une finalité en soit mais une aide. Il faut le considérer comme des « béquilles pour réapprendre à manger ! ».
Le resserrage de l’anneau n’est pas systématique. Dans un tiers des cas, la mise en place de l’anneau suffit à faire perdre du poids, sans que le serrage soit nécessaire. La perte de poids doit être très progressive sans être trop rapide. Perdre 2 à 3 kg par mois est très satisfaisant et suffisant. Les dangers sont de sombrer dans la dénutrition, avec un état de maigreur extrême.
La perte des derniers kilogrammes est en général obtenue avec une activité physique régulière. Il est conseillé de débuter une activité physique dès la mise en place de l’anneau. Nous avons bien conscience qu’il est impossible de demander de faire du sport lorsque l’on a 50kg en trop, mais cette activité peut être progressive en privilégiant les escaliers, en s’interrogeant toujours sur l’utilité de prendre un moyen de transport lorsque le trajet peut être fait à pied, dans un premier temps par exemple. Puis le poids deviendra progressivement compatible avec une activité physique plus intense.
L’objectif est d’obtenir un équilibre entre un degré de serrage qui permette une perte de poids progressive et un confort alimentaire correct. Une fois cet équilibre obtenu, le poids finit par se stabiliser, généralement un à deux ans après la pose de l’anneau. Il est ensuite recommandé de venir au moins une fois par an pour un contrôle avec consultation et radiologie afin de vérifier la bon positionnement de l’anneau.
Enfin, lorsque la stabilité pondérale est accompagnée d’un sentiment de maîtrise des habitudes alimentaires, l’anneau peut progressivement être dégonflé. L’objectif ultime d’enlever l’anneau chez un patient contrôlant bien son poids est exceptionnellement obtenu. L’expérience montre que la plupart des patients reprennent le poids perdu.
Il s’agit des complications liées à toute chirurgie. On retrouve la phlébite, l’embolie pulmonaire, l’hémorragie et l’infection. Pendant l’intervention, il est possible à titre exceptionnel de convertir c’est-à-dire d’ouvrir, pour contrôler une hémorragie par exemple.